11.03.2009
24 février 2008 - Australie
L’Australie comme anti-Amérique. Comme elle, « a land of opportunity », « young and free ». Comme elle, massacres d’aborigènes, fantômes, cimetières d’ancêtres inconnus, nature extrême. Et la langue partagée, la culture partagée. Mais alors qu’on se battait pour partir en Amérique, et qu’on craignait de ne pas pouvoir y rentrer, c’est par la force d’abord qu’on envoyait les colons en Australie – et par la suite, en leur offrant des passages assistés. C’est, comme l’Amérique, une terre d’immigration, donc, mais sans mythologie mondiale. Ce n’est pas la terre de tous les désirs, ce n’a jamais été l’espoir des peuples. Et pourtant, quand Philip dit à ses étudiants qu’il est australien, la plupart disent « Ah, l’Australie : c’est mon rêve ! »
00:27 Publié dans australie | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : migration, rêve, amérique, déportation



Commentaires
Ha, that's funny. When I told my students I'm Australian, they invariably said "Ah, l'Australie: c'est LOIN!'.
(I'm enjoying reading this Julien, both because it's interesting, and because it's reminding my brain that it can understand French.)
Ecrit par : Em | 11.03.2009
C'est vrai que c'est loin - et parallèlement, que depuis l'Europe, l'Amérique c'est juste à côté. On va plus vite de Londres à New York que de Melbourne à Singapour.
(Good on you for keeping the French up - there's a great English version going now, thanks to Phil).
Ecrit par : julien | 12.03.2009
pourquoi pas:)
Ecrit par : Nina_Tool | 21.09.2009
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