13.05.2009
France - 28 juin 2008
Avant-hier à Montpellier, très fort sentiment d'être en province. Malaise conséquent. C'est peut-être la première fois. « Pourtant, c'est joli Montpellier, » dit tout le monde, et c'est vrai. Mais je ressentais, chez les gens, cette espèce de résignation molle, parfois grommelante, à la domination. De Paris, du monde. Un léger mauvais goût qui se prend au sérieux. Des petites gloires locales qu'on monte au pinacle.
Et puis, ce matin, cette idée : est-ce que la France ne serait pas en train de se provincialiser ? La belle province du monde globalisé. La pensée s'articule ailleurs, et les choix se font ailleurs.
Même impression mercredi soir, chez Perrine : tablée d’intellectuels hellénophiles, tout le monde était d'accord : « quand on m'aborde en anglais dans la rue, je réponds en allemand, ou en grec. » Union des provinces, qui résistent au centre occidental anglophone. N’est-ce pas une effrayante grossièreté ? Comment peut-on s’en faire gloire ?
04:00 Publié dans France | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : province, anglophobie, bêtise



Ecrire un commentaire