23.06.2009

Vietnam - 28 août

Signification du Vietnam pour certains australiens : traumatisme, choc post-opérationnel – comment dit-on ? Je ne connais pas le terme exact, applicable aux soldats d’Irak.
Hier au pub, Angela et Philip évoquaient ainsi « Mr. Dennis », ex soldat, professeur d’histoire à Mount Barker qui, dès qu’il en avait l’occasion, parlait du Vietnam. Il en portait les traces : tâches, marques, cicatrices, sur les bras : « because of the gas, or the napalm, or the agent orange, or whatever that was. »
Plus tard, à la Tate Modern, je lis dans une salle d’artistes pop, à propos d’une explosion de Roy Lichtenstein : « this work can be seen as commenting on the Vietnam war. » Le Vietnam, donc, pour les artistes et les intellectuels occidentaux, représente cela – du moins dans années 60 aux années 80 : la violence gratuite, et les dangers de son éventuelle esthétisation ; voir Apocalypse now, et la terrible chevauchée des walkyries en hélicoptère, tandis que les villages et leurs habitants sont bombardés de napalm. Le Vietnam, donc, ou la beauté de l’horreur.

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