04.07.2009
France - 4 septembre 2008
Se retirer d'un lieu, doucement, pour en partir. En prenant mon temps, je dis au revoir à Paris. Je me suis assis, tout à l'heure, à l'Autre café, rue Jean-Pierre timbaud, où j'allais souvent au début de ma thèse. En face, au 49 rue Jean-Pierre Timbaud, l’immeuble où j'avais visité, vers Noël pendant l'agrégation un studio qui m'avait plu, mais que je n'avais pas eu. Ironie d'une ville où l'on est bien implanté, juste en dessous, l'ex d’une amie vient d’ouvrir un café littéraire, l'Ogre à Plumes, apparemment célèbre – y sont venus Podalydès et David Barnes, directeur du théâtre-cirque où m'avait amené l’un de mes profs à Strasbourg, pour un mémorable Roméo et Juliette.
Avant ça, je me suis arrêté pour manger un Giant au Quick du métro Belleville, où j’allais avec Ahmed – et par nostalgie de mon enfance où je préférais Quick à Mc Donald’s. A présent, je suis sur la « place à bobos », qui fait l'angle des rues St Maur et Oberkampf, haut lieu du branché 90s, fréquenté toujours par des trentenaires à la mode. En face, l'immeuble où vivait Yannicke, violiste des Sorbonne Scholars. A côté, le bar Meccano, où Julien m’avait donné rendez-vous la première fois que nous nous sommes revus à Paris. L'immeuble où Sacha, l'ami d'Héraklès, avait visité un studio qu'il avait finalement décidé de ne pas louer. Juste au dessus de la coopérative italienne où, longtemps, je n'ai pas osé rentrer, jusqu'à cette année. Puis le magasin de fleurs où, deux fois, j'ai acheté des roses pour Alain, pendant ces quelques semaines de passion brûlante. Et derrière moi, le « célèbre café charbon », où j'ai passé pas mal de temps temps, le bar sans nom de la rue Oberkampf où j'ai pris un verre un soir avec Alain, le Sher Khan dont me parlait toujours Jean-François, où nous sommes allés le dernier soir, le hammam sur cour où je ne suis allé qu’une seul fois, la rue de Ménilmontant, où j'ai deux fois acheté meubles et lit. L'appartement de Valérie, celui d'Elise. La bague de Kenza, la librairie du monde arabe ; et d'autres itinéraires, d'autres souvenirs, d'autres magasins, bars et restaurants dans lesquels je suis allé, devant lesquels je me suis arrêté, que je quitte, auxquels je commence à dire au-revoir. Adieu ?
01:14 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nostalgie, mémoire, adieu, carte émotionnelle



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