30.07.2009
France - 21 septembre 2008
Sur le Ku Dam, à Berlin, Maison de France, un institut français, sous lequel se trouve l'entrée du cinéma « Le Paris ». Bizarrement, on y projette Gomorrha. Est-ce parce que la France est la patrie du cinéma alternatif ? Ou par connexion latine ?
00:11 Publié dans France | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, pays latins, culture, alternatif
29.07.2009
Thailande - 20 septembre 2008
Philip dit, en voyant la tour Siemens, à St Denis : « This is the first tower I saw when I came to Paris. I remember thinking, this looks like Bangkok. »
00:08 Publié dans Thailande | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : tour, banlieue, ressemblances
Chine - 20 septembre 2008
Dans le train pour Berlin, de retour des toilettes, le contrôleur en plein dialogue avec deux asiatiques me demande « vous parlez anglais ? » Il me montre leurs tickets, des passes eurail 8 voyages, et m’explique que, pour les trains de nuit internationaux, on inscrit la date du jour d’arrivée – c’est plus intéressant – et qu’ils doivent inscrire sur les passes leur premier jour et leur dernier jour. J’explique – je traduis plutôt en anglais – et le Chinois me regarde interloqué. Je me rends compte que je ne sais pas non plus ce que veut le contrôleur. Il me refait les explications ; je me rends compte qu’il veut seulement leur expliquer que le système est efficace et favorable aux passagers. J’essaie alors « Ni shuo zhongwen ma ? Wo shuo yidian zhongwen. » Et j’essaie d’expliquer quelque chose. Mais je ne me souviens plus comment on dit « devoir » : hui ? Non, c’est la capacité générale. Keyi ? Pouvoir. Xiang ? Désirer. Yao ? Volonté forte. Et je cherche mes mots. Le couple allemand, dans le compartiment, qui me regardait impressionné, se met à rire. Le chinois m’explique des trucs, je ne comprends rien. « Er shi » quelque chose, mais vingt quoi ? Puis je comprends rétrospectivement, « er shi si », 24h. Il veut savoir si c’est valide 24h. S’il peut faire d’autres voyages dans la journée.
En bref, je me rends compte que souvent, les problèmes linguistiques sont pragmatiques. Ici, dûs à l’imbécilité du contrôleur. Je pense toutefois : qu’est-ce qui m’attend en Chine ???
00:06 Publié dans Chine | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : traduction, langue, ridicule, réductions
28.07.2009
Allemagne - 20 septembre 2008
Je suis dans le train pour Berlin. Compartiment six places, je croyais avoir réservé des couchettes, jusqu'à ce qu'en regardant les tickets, il y a quelques jours, je voie « couloir » et « milieu ». Pas même des sièges inclinables : un compartiment de six places. Heureusement, les sièges sont légèrement décalés, les jambes ne se touchent pas, on a de la place.
Il y a deux filles dans le compartiment. A ma gauche, une allemande, en chaussettes de laine multicolores, a son portable sur les genoux, et travaille sur un document word en anglais qui parle de la morphologie des bactéries. L'autre est française, elle a les jambes croisées, l'air légèrement nerveuse, et lit un énorme magasine avec des photos de mode et des rubriques comme « byzomètres » ou, question majeure, « doit-on tout savoir de la vie privée de nos politiques ? » Elle regarde avec dégoût mes chaussettes lorsque j'étends les jambes afin d'appuyer les pieds sur le siège libre, à côté d'elle, et lit attentivement son article, en commençant par la page de gauche, « oui », puis celle de droite, « non », juste à côté d'une photo de Rachida Dati le ventre arrondi, qui porte un dossier sous le bras. Puis elle tourne, et s'arrête à nouveau sur « tandem indemne ».
Alors que dans les trains de nuit italiens, la conversation commune est presque de rigueur, ici, tout le monde se tait et fait ses trucs. L'ambiance est plutôt confiante, et la française a, depuis, retiré ses chaussures pour s'asseoir en tailleur, dos contre la vitre du compartiment. Mais elle a sa musique, l'allemande aussi, ainsi que Philip et moi (Ute Lemper).
Remarquables, à propos du Paris-Berlin, l'extrême propreté des compartiments et des sanitaires. Bien plus que dans les trains italiens, sans aucun doute.
00:04 Publié dans Allemagne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : train, silence, propreté
27.07.2009
France - 20 septembre 2008
Coïncidence, le jour du départ, Philip et moi suivons quelqu'un depuis la vitrine du « Bonheur des îles », parfumerie religieuse créole boulevard de la Villette, jusqu'au siège du Parti Communiste. Et nous allons maintenant voir Paris de ce point de vue – littéralement – sur la terrasse : béton brut, logements sociaux au premier plan, tour Eiffel, Montmartre, et la Défense au loin.
Passage quai de Valmy : magasin hifi, petites radios multicolores à 219 €, puis magasin de « plantes stabilisées », durée de « vie » douze mois pour les fleurs, quinze ans et plus pour le reste. Aucun entretien, tiennent sans eau ni lumière. Prix à l'avenant. Je me rends compte qu’il y a des endroits où ces magasins, littéralement, n'existent pas. D'autres où ces magasins font rêver.
Sans compter qu'au Cambodge ou au Vietnam, on vit plus d'un mois sur le prix d'une petite radio rose ou verte en plastique achetée Quai de Valmy, 75010 Paris.
Départ, Gare du Nord, 20h46. Avant, dernier pot au « train de vie », face aux rails de la gare de l'est, avec Jean-François, Pierre, Belen et Radu – retardé par un métro bloqué. On annonce maintenant le départ du train, qui dessert Blefeld, Hannover et Berlin Hauptbanhof.
Tout à l'heure, geste symbolique, j'ai jeté mon pass navigo dans une poubelle de la gare de l'est. « I'm no longer a parisian. » Mais le temps était magnifique.
Une fois passé Sarcelles, puis Gonesse, j'ai fermé la fenêtre, et me suis assis dans l'étrange environnement du compartiment. Je quitte mon pays, je suis un peu triste, et je me dis, malgré la préparation, la réflexion, les visas et les sacs organisés, que je ne sais pas vraiment ce qui m'attend.
20h46, départ. 22h30, Quevy, le train s'arrête. Je crois qu'on est en Belgique. Au revoir la France. Nous avons traversé le Nord : usines éclairées, Saint Gobain, des entrepôts, quelques églises gothiques éclairées d'une lumière orangée, Saint Quentin, Chalmy, confins de la France et de la Wallonie. Je ne connais pas notre itinéraire précis. Mais nous avons maintenant quitté la France, et les rails nous entraînent vers l'est.
00:02 Publié dans France | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : depart, communisme, consumérisme, inégalités, train
26.07.2009
Australie - 19 septembre 2008
L’Australie n’est pas dans l’espace, mais dans l’hyperespace. On a beau vouloir, on ne peut pas y aller par voie de terre, ou par bateau. Car ils ferment les frontières, même maritimes, avec le Timor Oriental et l’Indonésie. J’en viens même à proposer, l’autre jour, à Rosie, ce projet de voyage étrange : Melbourne-Singapour, en remontant jusqu’au cap York, à travers les détroits de Torres, et la Papouasie-Nouvelle Guinée, puis l’arc indonésien, jusqu’à Singapour. Hors du monde connu, mais dans la géographie réelle du pays.
03:45 Publié dans australie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : hyperespace, avion, frontière
France - 19 septembre 2008
« Vous allez à Berlin ? Pourquoi vous ne m'avez pas dit? » Me demande Jean-François. « Il y a Hannes là-bas. Il va être papa. » Donc, en plus d'hospitalityclub, il y a des contacts à Berlin. Pas les seuls : Rosie part s'y installer (nous en partirons deux heures avant qu'elle n'arrive). Delphine, amie d'Isabelle, y est sans doute en ce moment. Hélène doit y connaître aussi du monde. Il y a Gigi, qui nous avait déjà hébergés à Londres, avant notre voyage en Australie, il y a deux ans. Bref, on y connaît des gens.
Berlin, c'est à présent la grande ville culturelle européenne, et tous les intellectuels de Paris ont un pied là-bas. Mais c'est aussi la frontière de l’Europe occidentale, ou presque, encore. Parce qu'on y rencontre et des turcs, et des russes, on est presque en orient. Drôle de frontière, pourtant, qui se trouve dans le premier pays de notre voyage. Et, comme on s'en rend compte, après Berlin, c'est l'exotisme. On a tous un ami qui peut nous accueillir à Berlin. Pas à Varsovie, ni Moscou.
Thème possible de ce voyage : « les portes de l'orient ». Car il me semble qu'on va franchir une succession de portes, avant de prendre l'avion pour entrer dans l'hyperespace australien.
03:43 Publié dans France | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : frontière de l'europe, portes de l'orient, contacts
25.07.2009
Vietnam - 18 septembre 2008
Mangé, ce soir, avec mon père, à l’Alsaco. Bizarrement, les serveurs sont tous asiatiques. Chinois ? Vietnamiens ? J’entendais, à côté, la table dire à la serveuse « xie xie », puis lui demander comment dire « s’il vous plaît », « Qing », répondait-elle. Chinois, donc. Pourtant, les nems sont vietnamiens, en général, m’expliquait plus tard Philip, en jugeant ses nems à la choucroute assez dégueus.
Pendant le repas, mon père a parlé de son collègue QG, qui construit des écoles au Vietnam, et fait éduquer des filles dans les zones rurales, par des religieuses. Pour lutter contre l’obscurantisme. Et je pensais – qui réfléchit à l’architecture de ces écoles ??
Il a, me dit mon père, beaucoup de famille et de relations au Vietnam. Il aurait pu s’occuper de la branche japonaise de la Société Générale, mais n’a pas voulu partir, et y a fait nommer un ami à lui. Contacts.
03:40 Publié dans Vietnam | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : multiculturalisme asiatique, éducation, networking
Allemagne - 18 septembre 2008
Pour nous dire au revoir, mon père nous a invités au restaurant. J'ai dit « je voudrais aller à l'Alsaco ». J'ai donc mangé, pour dire au revoir à mon père et Paris, une « formidable choucroute complète », et des escargots, suivis par un alcool de quetsches. Evidemment, discussions avec mon père, sur les espoirs, ce que j'emporte avec moi. J'expliquais comment, venant de Strasbourg, je suis accueilli dans la famille de Philip en tant que presque allemand, et que dans les villages de la Barossa, ou dans les collines d'Adelaide, vers Hahndorf, on fait de la choucroute, et l'on mange des saucisses.
03:38 Publié dans Allemagne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : alsace, gastronomie, monde germanique
24.07.2009
Malaisie - 17 septembre 2008
Au 17/09/08, 5 ringgits – la monnaie malaise – s’échangent contre un euro.
03:37 Publié dans Malaisie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : taux de change


