31.10.2009

Malaisie - 22 octobre 2008

Au zoo d’Hong-Kong, vu mon premier Orang-Outan – gros singe aux longs bras, poils roux, terrifiant d’humanité. Le nom signifie, je crois, en malais, « l’homme de la forêt ». L’animal attrapait des oranges avec ses pieds puis, se servant d’une sorte de balançoire en tissu, les déposait sur une table, à gauche, où d’autres étaient déjà. Puis il attrapait des branches feuillues et les mâchouillait. Ventre et poitrine dénudés, seins noirs tombants, bedaine. Une sorte de vieillard décadent, que le gouvernement de Hong-Kong offrait aux regards dans le zoo gratuit contre une offre illimitée d’oranges et de feuilles.
Comme le christianisme, il me semble que l’Islam établit une claire ligne de démarcation séparant l’homme de l’animal. Comment s’opère cette dimension de la religion, je me demande, en Malaisie, quand on trouve des singes humanoïdes, en assez grand nombre, dans la jungle.
Et que devient la religion du désert, lorsqu’on la déplace à l’est, et qu’il faut l’exercer dans un pays de jungle et de mousson.

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