13.12.2009
Australie - 8 novembre 2008
01:34 Publié dans australie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cliché, kangourou
05.12.2009
Australie - 4 novembre 2008
Pour le petit déjeuner, nous allons au kangaroo café, restaurant-tour operator australien. Partout, de petites pancartes humoristiques rappelant les règles de comportement : ne pas toucher les photos, ne pas s’approcher de l’autel, ne pas insulter le personnel, etc. La marque de fabrique de l’endroit : grandes portions et qualité des produits.
22:36 Publié dans australie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : règlements
26.11.2009
Australie - 31 octobre 2008
Deux heures avant le départ pour Nanning, nous nous arrêtons prendre un café dans le Coffee Bookstore de Park Road que nous avions vu depuis le taxi le premier jour de notre arrivée. Livres d’occasion, surtout de l’anglais, sur les étagères et dans des boîtes, en piles. Comptoir chargé, jeune femme asiatique derrière, et, sur une ardoise, en lettres blanches et bleu clair, « Autumn Special, MOCHA CINAMMON COFFEE, $30 for each ». Musique de jazz en fond sonore, lumière électrique douce, on se croirait quelque part au centre de Melbourne, arrivés à destination.
06:48 Publié dans australie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : café, librairie, jazz, fatigue
24.11.2009
Australie - 30 octobre 2008
Sur le ferry pour Lamma, nous rencontrons une australienne, de Sydney, qui passe quelques jours de vacances à Hong-Kong, avant de se rendre à la foire de Guangzhou pour chercher des fournisseurs de tissu. Elle revient de Chine, et nous en parle : « oh, c’est fabuleux, mais c’est différent, tout est différent là-bas. » Je pense, différent de quoi ? D’où cette femme parle-t-elle ?
Sur le ferry du retour, à 5h15, cette fois c’est toute une famille d’australiens que nous avons rencontré. Riches et vulgaires voyageurs, ivres à la bière, deux couples de retraités – jeunes retraités, les femmes bavardes et les hommes silencieux, puis un jeune homme, le fils, en polo rouge, corps musclé, trop conscient de sa propre beauté, courtier, joueur, amateur de rock et de rugby. La famille est venue passer quelques jours à Hong-Kong, justement, parce que le fils voulait y voir un match et, le soir, un concert de rock australien sur invitation, auquel assistera l’équipe des wallabies. La mère et le père ont une maison près de Carcassone ; ils y passent l’hiver « we love it, we love Europe », me crie cette cinquantenaire vulgaire ; et par dessus les trois conversations en anglais qui crient, sont marie, deux personnes derrière, essaie de me demander « Where in France are you from ? Where ? » Puis la belle sœur nous recommande un voyage à Cairns : « it’s beautiful, we’ve got a reef, you’re gonna love it ! »
J’entends le fils parler avec un anglais de Macao : « c’était un port portugais », explique l’anglais, décrivant la forteresse. Mais le fils l’interrompt : tout ce qui l’intéresse, là-bas, c’est les casinos.
Nulle part ailleurs je n’ai vu des nouveaux riches aussi contents d’eux-mêmes. La mère se moque du fils. Elle nous dit qu’il se croit le roi du pétrole, il demande « maman, de l’argent », puis ajoute « on paiera plus tard ». Elle explique « he’s a stockbroker, he’s even got a red shirt ». Précisément, huit ans plus tard, c’est la version masculine de Jamie, l’adolescente insupportable et snob qui, dans We can be heroes, représente Sydney.
06:43 Publié dans australie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cliché, point de vue, vulgarité, nouveaux riches, tourisme, comique
20.11.2009
Australie - 29 octobre 2008
Dans une libraire anglaise de Kowloon, je vois un coffret Lonely Planet regroupant dix petits guides, sous le titre « city escape Asia ». Parmi ces dix villes, accompagnant Dehli, Beijing, Singapour et Katmandou, Sydney.
06:29 Publié dans australie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : tourisme, australia is a part of asia, lonely planet
16.11.2009
Australie - 28 octobre 2008
On dit que les australiens vivent presque tous en ville. C’est vrai. Mais il faut ajouter que ces villes sont aussi des ports. Les australiens vivent au bord de la mer. Ils savent ce qu’est un bateau. Le multiculturalisme est une autre façon de décrire ce qu’est une ville maritime. Et Marseille est tout aussi multiculturelle que Melbourne ou Sydney, pour les mêmes raisons.
06:12 Publié dans australie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ville, port, cosmopolitisme, échange, méditerranée
11.11.2009
Australie - 26 octobre 2008
Dans l’airport Express qui nous amène à Central depuis l’aéroport d’Hong Kong, trois businessmen australiens sont assis près de moi. Je reconnais leur accent, maintenant familier. Plus compréhensible aussi que l’épouvantable américain du film que, dans l’avion, nous avons dû subir. A Tokyo, ce matin, la messe était en anglais ; l’église, pleine d’expatriés de toutes nationalités, fonctionnait en anglais – langue par défaut des occidentaux. Je me suis dit, quand j’aurai mon passeport australien, je pourrai dans ces espaces parler la langue de mon pays sans imiter les américains. Français, je dois, pour occuper le même espace que d’autres expatriés, me soumettre linguistiquement. D’où, sans doute, cet énervement de Philip lorsqu’on dénonce l’impérialisme anglo-saxon, surtout sous l’aspect linguistique : en tant qu’australien, qu’anglophone maternel mais non américain, il peut communiquer verbalement dans ces espaces internationaux sans pour autant devoir copier la pragmatique américaine. Mais les français, les allemands, les italiens, les arabes ou les chinois, non seulement pour la langue-lexique, syntaxe et phonétique – mais aussi la pragmatique qui l’accompagne, le mode de communication – doivent s’adapter au code étranger. Peut-être faudrait-il imposer – développer – une pragmatique européo-latine en anglais, que français du sud, espagnols, italiens, et roumains pourraient adopter, qui s’éloignerait peu des leurs langues et de l’usage habituel, et qui serait, sur la scène internationale, à la fois reconnaissable et compréhensible.
06:01 Publié dans australie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : langue, monde anglophone, impérialisme, pragmatique, amérique, communication, monde latin.
28.10.2009
Australie - 21 octobre 2008
Une première boucle est bouclée : nous sommes à l’aéroport de Hong-Kong, où nous avions fait escale lors de notre premier séjour en Australie. Par les vitres du terminal, des avions quantas ; de cet aéroport, on pourrait directement rejoindre Sydney, Perth ou Melbourne.
01:57 Publié dans australie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : escale, avions
24.10.2009
Australie - 19 octobre 2008
A peine débarqués du train, nous marchons sur la promenade Tsin Shu Tsui, face à l’île de Hong-Kong. Odeurs salées, chaleur pesante, ciel bleu, vieilles femmes et vieux hommes qui pêchent. Signes interdisant de fumer sur la promenade. Peu de gens, très peu, par rapport à la Chine. Et tout est propre. Impression d’être en Australie – « this is like Adelaide », comment Philip. Avant de prendre le ferry pour l’île, et de nous installer chez Pearly, nous nous arrêtons à « Freshness burger », un restaurant nippo-américain face au port. Beaucoup d’espace entre les tables, une moquette propre ; et service au bar. Personne, en costume bleu, ne nettoie frénétiquement le sol éternellement sale, on n’est pas constamment assailli d’attention par douze serveuses inefficaces. En fond sonore, le dernier Madonna, Sticky and Sweet.
C’est ici que nous avions fait escale au premier voyage en Australie. C’est ici que nous pénétrons l’Asie tropicale, et le monde post-colonial. Dans un frigo, face au bar, on vend les bouteilles carrées d’eau Fiji qui m’avaient tellement intrigué en australie. Le présentateur de CNN Asie, me dit Philip, est australien ; les programmes sont faits à Hong-Kong.
La ville donne l’impression d’une Australie qui serait racialement inversée : majorité chinoise, beaucoup d’autres asiatiques (Pearly nous parlait des femmes de ménage philippines), mais une très forte présence blanche, surtout d’anglophones (britanniques, australiens, américains). Un juif, kippa sur la tête, est même entré dans l’immeuble au pied duquel nous prenons des notes, et jusqu’auquel nous a conduit le vieil homme qu’a suivi Philip aujourd’hui. Ces figures blanches n’ont pas l’air d’expatriés. Sans doute certains d’entre eux sont-ils nés là – ce sont après tout les britanniques, il y a cent cinquante ou deux cents ans, qui sur cette île ont fondé la première ville. Ils sont chez eux, plus que les immigrants récents de Chine continentale, ou que les femmes de ménage philippines, comme en Australie, les descendants des premiers chercheurs d’or chinois.
Au supermarché wellcome, je vois une bouteille d’eau Aquaqueen, importée d’Australie. « Massively overpriced », à 20,9 dollars. Certes. Et dans un autre rayon, du vin Houghton’s, d’Australie de l’ouest.
22:31 Publié dans australie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : règles, familiarité, occident, hamburger, escale, post-colonial, eau minérale, vin, supermarché
17.10.2009
Australie - 16 octobre 2008
Moment post-moderne : à l’intérieur de la station Nanjing Dong Lu, Philip s’arrête en face d’un kiosque à journaux, et pointe une photo de Cate Blanchett en robe jaune, qui fait la couverture de Marie-Claire, édition chinoise. Je pense : « ma mère travaillait pour ce magazine. »
Plus tard, dans la biennale, Shanghai est décrite comme « ville multi-culturelle », sur tous les panneaux .
Philip me montre une installation sur les touaregs du Sahara, qui fabriquent des bateaux dans le désert, et traversent ensuite le détroit des Canaries, mais sont interceptés par des avions de gendarmerie. La même chose se produit, dit-il, depuis l’Indonésie.
09:59 Publié dans australie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : multiculturalisme, nostalgie, migrations


