05.12.2009
Thaïlande - 4 novembre 2008
Au musée d’Hanoï, statue de danseuse, en style indien, corps souple et mis en valeur. Plusieurs statues de femmes ont les seins nus. Corps érotiques et généreux du plaisir qu’ils peuvent donner.
22:31 Publié dans Thailande | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : danse, érotisme, corps
06.11.2009
Japon - 24 octobre 2008
Dans le quartier chaud, près de Shinjuku, dans la vitrine de Pearl Pink II, costumes érotiques. Les habituels culottes et soutiens gorges à dentelles, mais aussi, plus étonnant, costume de sorcière, manteau noir et chapeau pointu, profondément décolleté. Tout à l'heure, dans une librairie sur huit étages, nous avons feuilleté les mangas. Nombre infini de petits livres érotiques. Bizarrement, les corps féminins – seins surdéveloppés, yeux d'anges, et costumes aguichants – semblent produire toutes sortes de liquides, entre les cuisses ou depuis les seins. De sorte que leurs contacts avec les hommes se font dans un monde de slime. Encore plus dérangeant, les DVDs érotiques, au deuxième étage, où la petite section « zhongxue » montre des adolescentes – 13 ou 14 ans – l'air jeune et perdu, qui prennent des poses aguichantes en culottes ou maillots de bain.
Après avoir couru derrière une sorte de pompe à muscles avec boucle d'oreille et cheveux longs dans Kabuki-Chou, nous nous installons dans le café Muji, deuxième sous-sol de la boutique mère, sur Yasukumi-dori. Chandeliers en verres à pied retournés, tables et sols en bois clair, violons qui râpent un peu, lumières douces et plafonds hauts. Philip me montre une serviette en papier crème, et pose dessus le touilleur blanc. « I love the muji palette », répète-t-il, reprenant l'expression de Qiu Yi ; puis nous parlons chaises et mobilier jusqu'à l'arrivée de nos soy-lattes.
Bizarrement, parce que nous sommes venus voir Claire plus que Tokyo, nous nous somes retrouvés dans un univers d'expatriés et d'universitaires. Hier, Keio, français et francophiles. Aujourd'hui, poetry reading à Temple, branche japonaise d'une institution dont le campus est à Philadelphie. Quatrième étage, bibliothèque, vingt personnes assises en carré dans le fond. Quelqu'un lit des poèmes sur la mort de sa belle-mère et joue du banjo, vieil homme avec une verrue sur l'oeil. Puis il fait une pause, on se lève, on attrape une tasse de café, des gâteaux, et le vieil homme reprend sa lecture, évoquant son enfance en Californie. Je ne sais pas vraiment quand débute le poème, ou quand il finit, car il n'y a ni rimes, ni mètre clairement perceptible. Avant ce numéro, plus dramatique, une quarantenaire blonde lisait un long texte à propos d'une américaine expatriée dont le fils, à l'école, était le bouc émissaire des petits japonais. Debout derrière une table, elle déclamait avec sérieux son oeuvre, alors que dans l'auditoire, trois japonaises clignaient frénétiquement des yeux.
Je bois une tasse de café – contrairement à mon habitude, après 19h. Il est très mauvais, trop fort, goût de brûlé, trop acide. A Tokyo, tout le monde a l'air d'en boire : on en trouve, avec ou sans lait, dans tous les distributeurs automatiques, en canette. Et dans les supermarchés, certaines canettes sont au chaud, sous verre, dans des vitrines spéciales – on se brûle à peine en les buvant. Est-ce l'excès de caféine qui rend les gens si tendus ? Le vieil homme, à présent, lit un poème sur la mort de son frère, intitulé « suicide doors ».
04:59 Publié dans Japon | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : costume, érotisme, manga, porno, pédophilie, muji, élégance, consumérisme, expats, kitsch, poésie, café.


