12.11.2009
Chine - 27 octobre 2008
Sur Queens road, Hong Kong, on trouve une série de magasins pour les morts, vendant bâtonnets d’encens et offrandes en papier : billets de banque, mais aussi voitures, sacs Vuitton, grandes maisons de style oriental, turquoise ou fuschia, paniers de Dim Sums, et chaussures en papier vert clair à talon, vendues avec le sac assorti. En vue des tours abritant le siège de grandes banques, au cœur d’une des villes les plus riches du monde, on fait encore sécher le linge aux fenêtres ; on ne cache pas ses sous-vêtements.
Dans une petite allée perpendiculaire, boutiques vendant toutes sortes de produits séchés : bois de cerfs, carapaces de tortues, champignons noirs géants, dans des boîtes en carton sur la rue. Multiples choses tordues, rangées par couleur – jaune, rouge, brun, blanc – dont je ne connais pas la fonction, mais que j’imagine médicinales. En tous cas, l’odeur est agréable, et le fond sonore animé. Puis Philip montre, attachées deux par deux dans une boîte en carton, des peaux de lézard écorchés, le ventre ouvert, comme s’ils voulaient planer.
06:02 Publié dans Chine | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mort, rituel, papier, superstition, intimité, médecine, marché
07.11.2009
France - 25 octobre 2008
Sur Ginza, « les Champs-Elysées de Tokyo », je me sens plus proche de Paris qu'en aucun autre endroit. Marques de luxe, évidemment : L'Occitane, Ladurée, Louis Vuitton. La nourriture hyper-luxueuse au sous-sol du grand magasin que nous fait visiter Claire : les gâteaux, les chocolats, les petites choses au poisson, cela ressemble à la Grande Epicerie du Bon Marché. Même niveau de luxe, même service discret, même attention aux détails. Puis nous mangeons dans un restaurant de tofu délicieux le menu dégustation, pour 3600 yens par personne, une succession de petits plats subtils et raffinés, tous au tofu, servi dans de la jolie vaisselle, en petites portions. Le service, contrairement à la Chine, n'est pas excessivement prévenant, pas insistant. Les clients sont, de même, plus retenus, sobres. Et l'endroit dégage une grande élégance, un raffinement parfait. Comme en France – à Paris – donc, le même goût du détail, et la même ritualisation des repas ; comme, dans les repas nouvelle cuisine, on n'a pas grand chose dans l'assiette, mais chaque chose est à la fois subtile et surprenante, réveillant goûts et consistances inattendus mais plaisants. Corollaire à ce raffinement, la tristesse ambiante, la névrose, et la cruauté. Prix de la perfection culinaire. Et je serai content de quitter Tokyo, comme j'étais heureux de quitter Paris.
05:51 Publié dans France | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : luxe, nourriture, marques, détail, restaurant, élégance, rituel, tension.
11.03.2009
24 février 2008 - Allemagne
C’est à l'ambassade australienne de Berlin qu'est traité mon dossier de visa. C'est là que se décide administrativement la possibilité de mon voyage, et surtout de mon installation dans un noueau pays. Berlin, lieu de passage. Il faudra rituellement célébrer cela, quand nous y serons.
00:24 Publié dans Allemagne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ambassade, visa, passage, rituel


